Niort, chef-lieu du département des Deux-Sèvres, est située à 63 km à l'Est de La Rochelle et de la côte atlantique. Traversée par la Sèvre Niortaise, la ville offre une impression de prospérité en raison de sa position privilégiée au carrefour des principales routes de l'Ouest de la France. Fondée à l'époque gallo-romaine, la ville prend le nom de Nivioritum dès sa création.
Au cours du Moyen Âge, Niort a été le théâtre de nombreuses batailles reliées aux guerres de religions qui ont fait rage dans cette partie de la France. Niort fut autrefois une ville renommée pour ses foires et ses marchés.
La ville perd de son importance stratégique jusqu'à sa désignation comme chef-lieu de département à la Révolution française. Depuis la dernière guerre mondiale, Niort s'est considérablement développée et devient le siège de plusieurs sociétés d'assurance et mutualisme. Aujourd'hui, Niort compte environ 65 000 habitants qui portent le nom de Niortais.
Parmi les attraits touristiques de Niort, on peut citer le Donjon, édifice des 12e et 13e siècles, qui formait un élément majeur d'un château dont la construction a été entreprise par Henri II Plantagenet et terminé sous Richard Coeur de Lion. L'église Notre-Dame, de style gothique des 15e et 16e siècles, est remarquable par la flèche de son clocher qui s'élève à 76 mètres. Dans la rue Saint-Jean et dans les rues voisines, on trouve une concentration de belles maisons anciennes des 15e et 16e siècles.
Sous l'Ancien Régime, Niort était une ville importante de la province du Poitou. Elle dépendait du diocèse de La Rochelle, de l'intendance de Poitiers et du parlement de Paris. A cette époque, Niort comptait dans son enceinte quatre paroisses : Notre-Dame, Saint-Hilaire, Saint-Étienne et Saint-André.
À l'Ouest de Niort, sur la Sèvre Niortaise, se trouvait à l'époque le bourg de Saint-Liguaire. Ce bourg fait maintenant partie de la ville de Niort. Cette ancienne paroisse s'est construite autour de Roussille, l'abbaye de la datant du XIIe siècle, et dont il ne reste que les ruines. L'église Sainte-Marie-Magdelaine de Saint-Liguaire a été rénovée au XVe siècle.Les ancêtre Niortais
Niort est une ville du Poitou qui a fourni un bon nombre de colons à la Nouvelle-France. Entre 1621 et 1763, on dénombre au moins 52 émigrants originaires de cette ville dont plusieurs se sont établis au Canada au cours du XVIIe siècle. Les ancêtres des familles Bernier, Brunet, Christin, Gaboury, Morin, Sabourin et Simonnet sont originaires de cette ville du département des Deux-Sèvres. Pour cette chronique, nous vous présentons quelques notes sur l'histoire de la famille Gobeil.
Cette famille revêt un intérêt tout particulier puisque l'ancêtre Jean Gobeil et son épouse se sont établis en Nouvelle-France avec leur quatre filles. Le texte suivant permet d'apporter des précisions importantes à plusieurs écrits antérieurs à 1991. Parmi ces articles, citons celui de Raymond Lambert intitulé Jean et Étienne Gobeil à Laprairie, publié dans les «Mémoires de la Société généalogique canadienne-française», vol. 26, no 3, p. 173-183. Pour sa part, le regretté généalogiste Gérard Lebel a publié la biographie de Jean Gobeil dans la populaire série «Nos ancêtres», vol. 14, p. 93 à 100. Une notice sur Jean Gobeil est aussi parue dans le «Dictionnaire généalogique des familles du Québec» de René Jetté.
Les nouvelles données concernant Jean Gobeil et sa famille font suite aux recherches que le généalogiste Pierre Benoît a faites en France à l'été 1991. Les résultats de ses trouvailles ont été publiés dans le « Bulletin de l'Association des familles Hudon dit Beaulieu», octobre 1991, no 5, p. 2-3 et repris par le généalogiste et internaute Denis Beauregard dans la section Complément à Jetté : 1608-1730 de son site Francêtre sur Internet.L'Ancêtre des Gobeil d'Amérique Jean Gobeil
est né dans la région de Niort vers 1624, de l'union de Pierre Gobeil, laboureur et de Catherine Chaigneau de Ché, lieu-dit de Saint-Liguaire, aujourd'hui mairie-annexe de la ville de Niort. Ses parents se sont mariés le 18 février 1623 à Saint-Liguaire. Jean Gobeil épouse à Niort en 1654 (contrat Abraham Pérot du 14-04-1654), Jeanne Guyet, née vers 1625, fille de Pierre Guyet, maître maréchal et de Gabrielle Roquier de la ville de Niort. De son union avec Jeanne Guyet naîtront en France, quatre filles : Marie en 1655, Françoise en 1656, Marie, baptisée dans la paroisse Saint-André de Niort, le 4 février 1659 et Marie-Jeanne-Angélique en 1663.Migrant en Nouvelle-France
Jean Gobeil ne nous a pas laissé d'indication concernant la date et les circonstances de sa venue en Nouvelle-France. Il ne fait pas partie des engagés de trente-six mois, puisque aucun contrat d'engagement ne figure à son nom dans les minutes des notaires rochelais. Il semble donc que Jean Gobeil possédait certains avoirs financiers pour décider de passer en Nouvelle-France avec son épouse et ses quatre filles. Tout indique qu'ils se sont embarqués à La Rochelle à l'été ou à l'automne de 1665 et qu'ils sont arrivés à Québec quelques semaines plus tard.Colon en Canada Jean Gobeil
apparaît dans les archives canadiennes pour la première fois le 23 décembre 1665. À cette date, il passe un contrat de bail, devant le notaire Claude Auber avec Toussaint Toupin pour la location d'une ferme à Château-Richer où il s'établit avec sa famille. Le 21 février 1666, Jean Gobeil est confirmé par Mgr de Laval. Il est agriculteur et est alors âgé de 42 ans. Le 23 mars 1666, naît à Château-RicheR, Catherine, premier enfant canadien du couple. Le 28 octobre 1669, au terme de son bail, pour la ferme du Sault-à-la-Puce, Jean Gobeil se porte acquéreur d'une propriété à l'Ile-d'Orléans de Noël Rose. Après plusieurs transactions immobilières, Jean Gobeil se retrouve sur une terre de cinq arpents de front dans la paroisse de Saint-Jean, Île d'Orléans. Jeanne Guyet décède après le 27 avril 1689 mais son décès n'a pas été enregistré dans les registres de l'état civil. Quant à Jean Gobeil, il décède à l'Hôtel-Dieu de Québec en février 1698 sans laisser de trace dans les registres mortuaires.Les enfants de Jean Gobeil et Jeanne Guyet
Contrairement aux affirmations contenues dans les articles cités précédemment, le couple Gobeil a eu huit enfants : quatre Français et quatre Canadiens.Marie,
née probablement à Saint-Liguaire en 1655, mariée à Château-Richer, vers 1668, à Robert Vaillancourt. Elle décède après le 17 avril 1714 à l'Ile d'Orléans.Françoise (Jeanne),
née probablement à Saint-Liguaire vers 1656, mariée en 1669 à Philippe Paquet. Elle décède à Sainte-Famille, Ile d'Orléans le 24 février 1716.Marie,
baptisée dans la paroisse Saint-André de Niort le 2 avril 1659, mariée à Québec le 13 juillet 1676 à Pierre Hudon dit Beaulieu. Elle décède à Rivière-Ouelle le 25 novembre 1736.Marie-Jeanne-Angélique,
née vers 1663 à Niort, mariée à Québec le 30 juillet 1691 à Louis Prat. Elle décède après 1716.
Quant aux enfants du couple nés en Nouvelle-France, il s'agit de Chatherine, née en 1666, Barthélémy , le continuateur de la lignée, né en 1668, Marguerite, née en 1670 et Laurent, né en 1672.La recherche en France
C'est grâce aux recherches de généalogistes comme Pierre Benoît que le voile se lève sur une autre famille pionnière de la Nouvelle-France. Par ses recherches sur le terrain à l'été 1991, ce généalogiste a réussi à prouver l'origine précise de l'ancêtre des Gobeil d'Amérique. Pour sa part, l'historien Robert Larin dans son livre «La contribution du Haut-Poitou au peuplement de la Nouvelle-France», p. 261-263, présente des notices biographiques très étayées sur la famille Gobeil. On trouvera également dans son livre des notices biographiques des pionniers niortais et de l'ensemble des paroisses du Haut-Poitou.
Pierre Benoît doit faire paraître dans les «Mémoires de la Société généalogique canadienne-française» au début de 1998, un article inédit sur les origines de la famille Gobeil.Une photo d'autrefois du village de votre ancêtre
Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de visiter le village de ses ancêtres et d'y rapporter des photographies, il existe un site Internet qui vous permet de pallier à cette lacune. Le site Image de la France d'autrefois vous permet de visionner 80 000 cartes postales constituant une banque d'image de la France d'autrefois. Quelques une évoqueront des paysages familiers, d'autres des sites bouleversés par l'histoire et les aménagements modernes. Ces cartes postales, disponibles en trois formats sur le web, peuvent faire l'objet d'une commande de reproductions photographiques. Les cartes postales sont classées par département, puis par ordre alphabétique des communes. Pour certaines villes, vous aurez le choix de plusieurs vues. Un site à consulter pour le plaisir des images. Les descendants de la famille Gobeil y trouveront une belle vue de la place centrale de Saint-Luguaire vers 1920.
Texte pris sur le site de Planète Québec