ville d'origine
de
François-Bernard dit Lafontaine
Jean Le Bourhis
Thomas Blanchard
La ville de Brest est située au nord-ouest de la France, dans le partement du Finistère en Bretagne. Chef-lieu d'arrondissement, la ville s'étend de part et d'autre de la Penfeld, une rivière qui se jette dans la rade formant un port naturel protégé par la presqu'île de Crozon. Suite à quatre années de bombardements et à 43 jours de siège, Brest a été presque entièrement détruite lors de la dernière guerre mondiale. Il ne subsiste que le château et la Tour Tanguy qui datent du 14e siècle.
Après la guerre, la ville a été reconstruite selon un plan géométrique en damier avec des rues larges formant des quadrilatères réguliers qui contrastent avec les centres villes des anciennes cités bretonnes.
Brest, seconde ville universitaire de Bretagne, siège de Service hydrographique et océanographique de la Marine française, port commercial et militaire important, compte 160 000 habitants nommés Brestois. La population de l'agglomération atteint 200 000 habitants.Une histoire liée à la mer
En raison de sa situation stratégique, à l'embouchure de la Penfeld, le site a été utilisé pendant des siècles par les Gaulois puis les Romains. Les celtes, originaires du pays de Galles et de Cornouaille, arrivents dans la région à partir du 4e siècle et colonise le Léon au cours deux siècles qui suivent. En 1240, Brest est ratachée au dûché de Bretagne. Toutefois, ce n'est qu'au 13e siècle que la ville prend une importance lorsqu'en 1341, Jean de Montfort confie Brest en gage à Édouard III d'Angleterre lorsqu'il entre en guerre contre Jeanne de Penthièvre pour la succession du duché. Les Anglais occupent la ville et repoussent les attaques de du Guesclin.
La signature du Traité de Guérande, en 1365, met fin à la guerre de succession de Bretagne. Les Anglais demeurent à Brest jusqu'en 1397, année du mariage de Richard II et d'Isabelle, fille de Charles VI. En 1491, le mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VII, puis celui avec Louis XII en 1499, sonna le glas de l'indépendance de la Bretagne. En 1532, deux ans avant le premier voyage de Jacques Cartier, le Parlement de Bretagne signe le traité qui unit définitivement le duché de Bretagne au royaume de France.
Au début du 17e siècle, Richelieu établit les premiers ateliers de l'arsenal. Plus tard, Colbert fonde les écoles de gardes maritimes, de cannonage et d'hydrographie. Duquesne perfectionne l'arsenal et élève des remparts que Vauban remanie en 1683.
À compter de 1749, Brest devient une ville de bagne maritime où des milliers de prisonniers sont détenus en attente d'être envoyés aux Antilles ou dans d'autres colonies françaises. Lorsqu'il sur venait des évasions, les autorités faisaient tirer des coups de canons pour donner l'alerte. Comme les évasions étaient nombreuses, le canon retentissait à toute heure du jour et de la nuit. C'est de cette pratique qu'est née l'expression "Tonnerre de Brest" clamée à maintes reprises par le capitaine Haddock dans les aventures de Tintin.Brest à l'époque de la Nouvelle-France
Sous l'Ancien Régime, Brest faisait partie de l'évêché de St-Pol-de-Léon, du parlement et de l'intendance de Rennes. Avant la Révolution française, Brest comptait au moins quatre paroisses dont Saint-Louis, Sept-Saints, Notre-Dame du Château et Notre-Dame-de-Recouvrance (St-Sauveur), Les plus anciens registres sont ceux de Notre-Dame du Château dont les baptêmes débutent en 1608.
Comme Brest était un port militaire important, c'est de la rade de Brest que sont partis plusieurs régiments des troupes régulières pour combattre en Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans. Le 6 avril 1755, quelque 3000 soldats des régiments d'Artois, de Béarn, de Guyenne, de La Reine et du Languedoc quittent le port de Brest sous le commandement du baron Dieskau. Les régiments de La Sarre et du Royal-Rousillon, avril 1756, sur les vaisseaux : le Héros, l'Illustre, le Léopard, la Sauvage, la Sirène et la frégate la Licorne sur laquelle prit place Montcalm, le commandant en chef des forces militaires françaises. Quant au régiment de Berry, il appareille de Brest le 22 mars 1757 et arrive à Québecle 15 août suivant.
De la vingtaine de pionniers originaires de Brest, presque tous se sont établis en Nouvelle-France au 18e siècle. Seul, Jean Le Bourhis est arrivé au 17e siècle. Parmi les pionniers brestois, nous connaissons les dates de baptême de trois d'entre-eux : Thomas Brochard, né le 16 octobre 1697, Gilles Cahouet, né le 15 février 1724, dont les parents sont originaires de la Touraine, et Jacques Prévost de La Croix, baptisé à Brest le 16 mai 1715. Voici les notices biographiques de trois pionniers originaires de la ville de Brest.François Bernard dit Lafontaine
est né entre 1705 et 1709, selon différentes sources, de l'union de François Bernard et de Thérèse Lestevin de la paroisse Saint-Louis, ville de Brest dans le Finistère. Il arrive en Nouvelle-France comme tailleur d'habits à une date inconnue. François Bernard épouse à Québec, le 16 février 1733, Charlotte Berthelot, née en 1706, fille de Jacques Berthelot et de Marguerite Parenteau. Le notaire Dubreuil avait rédigé leur contrat de mariage le jour précédent. Six enfants naissent de cette union entre 1735 et 1747. Le travail de François Bernard semble l'obliger à se déplacer souvent. Après avoir résidé à Québec, on retrouve la famille Bernard à la Pointe-aux-Trembles, en 1739, au Cap-Santé en 1741 puis à la Rivière-Ouelle en 1743, avant de revenir à Québec en 1744 où il habite la rue des Meules. Après le décès de son épouse survenu en 1748, François Bernard épouse en secondes noces, à la Baie Saint-Paul, le 1er février 1751, Cécile Simard, fille de Noël Simard et de Catherine Frontin. Deux enfants naissent de cette seconde union entre 1751 et 1753. En 1759, François Bernard est aux Trois-Rivières, puis on le retrouve à Montréal en 1760. Il est mentionné pour la dernière fois en Nouvelle-France, le 2 juillet 1763, lorsqu'il est témoin à un mariage à Montréal.Jean Le Bourhis dit Le Breton,
originaire de la ville de Brest, il est né en 1658 de l'union de Jean Le Bourhis et d'Hélène Rousseau. Les circonstances de sa venue en Nouvelle-France demeurent inconnues. Il est cité pour la première fois au pays le 28 juillet 1683. Jean Le Bourhis épouse à Montréal, le 22 octobre 1686, Marie Demers ou Dumet, née en 1669, fille d'André Demers ou Dumet et de Marie Chefdeville. Elle était veuve de Nicolas Nervaux. Neuf enfants naissent de cette union entre 1688 et 1707. Après avoir résidé à Montréal, Jean le Bourhis s'installe à Boucherville en 1697. Il réside dans cette paroisse jusqu'en 1703, année où il s'établit à Saint-François, sur l'Île Jésus où on le retrouve jusqu'en 1707. Il décède à l'Hôtel-Dieu de Montréal le 19 novembre 1708 à l'âge de 50 ans. Sa femme convoila en secondes noces avec Charles Vary en 1712. Elle décède à Longueuil, le 21 janvier 1741. Il laisse plusieurs descendants, qui dans la région de Montréal, prendront le nom de Boulerice et Bourgis.Thomas Brochard
est baptisé le 16 octobre 1697 dans la paroisse des Sept-Saints, ville de Brest, de l'union Jacques Brochard, cordonnier et coutelier, et d'Olive Thomas. Il arrive en Nouvelle-France comme coutelier vers 1734. Il épouse à Beauport, le 5 novembre 1736, Marguerite Turgeon, née en 1705, fille de Jean Turgeon et d'Anne-Thérèse Vachon. Quatre enfants naissent de cette union entre 1734 et 1742. Thomas Brochard est hospitalisé à trois reprises à l'Hôtel-Dieu de Québec entre 1738 et 1741. Il décède à Québec le 29 août 1742 à l'âge de 45 ans. Quant à sa femme, elle décède à Québec le 1er novembre 1743 laissant à sa famille le soin d'élever quatre enfants en bas âges.
Texte pris sur le site du Village de nos ancêtres chez Planète Québec